Coupe du monde féminine: « Certains rêveraient d’être à la place de la balle »... Le journaliste de TF1 « dévasté » par sa séquence sexiste
MEDIAS : Michel Izard, très critiqué pour son sujet sur le foot féminin diffusé dans le JT de Jean-Pierre Pernaut, s’est expliqué, mercredi, dans « Quotidien ».
📰 Source 2o’ Publié le 20/06/19 à 03h19 Mis à jour le 20/06/19 à 16h21
La joueuse de l'équipe de France Delphine Cascarino face à la Norvégienne Guro Reiten, le 12 juin 2019.
La joueuse de l'équipe de France Delphine Cascarino face à la Norvégienne Guro Reiten, le 12 juin 2019.

« Avec de gestes si délicats, au bout de doigts si fins, on peut comprendre que certains rêveraient d’être à la place de la balle. » Mardi, une séquence sexiste sur la Coupe du monde féminine diffusée dans le JT de Jean-Pierre Pernaut a indigné de nombreux internautes. Mercredi, son auteur, le journaliste Michel Izard, s’est expliqué dans Quotidien. Il se dit « dévasté » et l’assure : « C’est l’inverse de ce que je veux faire. »

« Sexiste », « misogyne », « sortie des années 60 », la séquence, notamment repérée par le journaliste d’« Arrêt sur images » Manuel Vicuna, a fait couler beaucoup d’encre. En visionnant ses propres images face à une journaliste de « Quotidien » (groupe TF1), Michel Izard le reconnaît immédiatement : « Là, il faut le dire, c’est pas bien, c’est raté, c’est malvenu. C’est mal fait, et ça dessert… c’est l’inverse de ce que je veux faire, c’est l’inverse total, j’en suis dévasté. »

Le tricot, « une expression »

Grand reporter pour TF1 depuis plus de vingt ans, Michel Izard assume en revanche sa tirade sur le tricot et les ralentis en gros plan sur les jambes des joueuses qu’il commente ainsi : « Dans ce jeu léger de jambes pour faire comme les garçons du tricot sur la pelouse. Une maille à l’endroit, une maille à l’envers. »

Le journaliste explique qu’il avait utilisé une séquence similaire pour l’équipe de France masculine : « Alors le tricot, toute la matinée, je me suis dit ''Est-ce que je le dis ou pas''. Mais l’an dernier, j’ai fait un sujet sur les hommes et j’ai parlé du tricot, car c’est une expression. Je l’ai dit pour les hommes, alors je me suis dit, ''Je vais le dire pour les femmes''. » Une parité pour une fois malvenue.

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